Fondé à Bamako dans les années 2010, le collectif malien Baobab réunit cinq à sept musiciens autour de Diaki Lolo, mêlant instruments traditionnels et modernes pour fusionner funk, rock et afrobeat, tout en restant ancré dans la musique mandingue. Le groupe explore des thèmes variés comme l’immigration, les réalités sociales et l’amour à travers son album Kamalenba, enregistré et mixé à Bamako. Parmi les huit titres, « Kamalenba » critique l’apparence trompeuse d’un « gentleman » sans moyens, « Immigré » évoque le sort des aventuriers africains en quête d’une vie meilleure, tandis que « Seguisso » appelle les émigrés à revenir soutenir leur pays et leurs proches.
« Maria » raconte une histoire d’amour trahie, « N’talé » incite les jeunes à compter sur leur propre travail plutôt que sur l’héritage familial, et « Soumanako » livre une déclaration romantique nocturne. L’album s’appuie sur des musiciens expérimentés, dont le batteur Sery Thirbaut, formé auprès de Salif Keïta et Amadou et Mariam, le joueur de tamani Lassine Kouaité, issu d’une lignée de griots, ainsi que les guitaristes Momo et Moctar Ba, tous deux reconnus sur la scène malienne.












